Avant toi – Jojo Moyes

Quand Lou apprend que le bar où elle est serveuse depuis des années, met la clé sous la porte, c’est la panique. En pleine crise, dans ce trou paumé de l’Angleterre, elle se démène pour dégoter un job qui lui permettra d’apporter à sa famille le soutien financier nécessaire. On lui propose un contrat de six mois pour tenir compagnie à un handicapé. C’est alors que la jeune femme découvre Will, un jeune tétraplégique qui rêve de mettre fin à ses jours. Lou n’a que quelques mois pour le faire changer d’avis.

Ça faisait des années que j’avais ce livre dans ma PAL et je l’ai enfin sorti. Je l’ai lu à l’occasion du readathon 48h fait sur Instagram, même si je ne l’ai pas lu en 48h parce que je suis lente eh oui. Ce n’est pas mon genre de prédilection comme vous vous doutez je pense, mais n’empêche de temps à temps j’aime beaucoup lire ce genre de livre, et je dois avouer que j’en lis de plus souvent, je diversifie un peu mes lectures et je ne reste pas bloquée sur du Young Adult (même si le YA c ma vi)

Tout d’abord en entrant dans ce livre j’ai trouvé qu’il y avait une ambiance plutôt particulière dans le sens où notre héroïne habite toujours chez ses parents à 26 ans, c’est une famille pauvre, et elle doit rester chez eux car elle n’a pas d’argent pour avoir son propre logement. Et elle doit les aider financièrement. De plus, l’histoire se passe dans une petite ville, on a comme un impression d’être enfermé, de ne pas pouvoir évoluer, d’être bloqué à jamais dans un coin paumé avec aucune évolution possible. Comme il est dit dans le résumé, elle perd son travail et doit en trouver un autre. Le « pole emploi » de la bas lui dégote un taff plutôt bien payé : s’occuper d’un tétraplégique (et là tu penses direct à Intouchable).

J’ai compris que j’avais peur d’exister sans lui.
– Comment peux-tu avoir le droit de détruire ma vie, quand moi je n’ai pas mon mot à dire au sujet de la tienne ?

C’est là qu’elle (et nous aussi) rencontre Will, qui vit dans son fauteuil depuis 2 ans. Au début, il est loin d’être sympa avec elle et lui en fait voir de toutes les couleurs. Malgré tout, ils vont tous les deux s’apprivoiser (ref au petit prince t’as vu) et crée un lien indescriptible. On arrive au fil des pages à s’attacher à Will (et à Lou aussi) et on comprend ce qu’il ressent, pourquoi il veut ne plus vivre (c’est dans le résumé, je ne spoil pas). Du coup quand Lou apprend ça, elle a déjà apprivoisé Will et le kiff bien, alors elle va essayer de faire en sorte de lui faire changer d’avis et qu’il reste en vie pour elle tout ça tout ça. Et je ne vous dis pas la suite.

Au début du livre j’ai eu un peu de mal à m’attacher aux personnages et à rentrer et être à fond dans l’histoire. Mais au fil des pages, j’ai commencé à adorer ma lecture et là impossible de m’arrêter, ce livre s’était transformé en un page turner et c’était juste trop bien. Je voulais savoir ce qui allait se passer, les idées de Lou, ses joies et ses déceptions. Et je voulais savoir ce qu’il allait se passer entre les deux, car la romance arrive assez tard. J’étais totalement à fond et j’ai adoré. Et une fois le livre finit j’étais au bout de ma vie. Le lendemain, j’ai enchainé avec le film, que j’ai aussi adoré.

On a qu’une vie, Clark. C’est le devoir de chacun de la vivre aussi intensément que possible.

Et bref, si vous aimez les contemporains, les personnages attachants et les relations compliquées, ce livre est fait pour vous. C’est aussi une belle leçon de vie, et j’en retiens qu’il faut vivre sa vie à fond car on ne sait jamais quand elle se finira.

9/10

Harry Potter et l’Ordre du Phénix – JK Rowling

A quinze ans, Harry s’apprête à entrer en cinquième année à Poudlard. Et s’il est heureux de retrouver le monde des sorciers, il n’a jamais été aussi anxieux. L’adolescence, la perspective des examens importants en fin d’année et ces étranges cauchemars… Car Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom est de retour et, plus que jamais, Harry sent peser sur lui une terrible menace. Une menace que le ministère de la Magie ne semble pas prendre au sérieux, contrairement à Dumbledore. Poudlard devient alors le terrain d’une véritable lutte de pouvoir. La résistance s’organise autour de Harry qui va devoir compter sur le courage et la fidélité de ses amis de toujours..

Je tiens à dire que je n’ai pas lu ce livre, mais que je l’ai écouté, sur audible. Il s’agit de ma première lecture de ce tome, mais bien évidemment je connaissais déjà l’histoire grâce au film. Je vais aussi bien parler de ce tome comme de mon expérience avec le livre audio, car c’était la première fois que j’en écoutais un.

Tout d’abord, j’ai trouvé ce livre tellement agréable à écouter, le narrateur a une voix entrainante et change de voix à chaque personnage (d’ailleurs je ne savais pas que Ron était censé zozoter). Il crée une véritable ambiance lors de notre écoute, une ambiance que nous n’avons pas en lisant nous même le livre. Ce que j’aime dans le livre audio, c’est qu’on peut l’écouter en faisant autre chose, comme si c’était une musique. Par exemple, je l’écoutais en cuisinant ou encore en me baladant ou même sous la douche ! Tout ça pour dire que c’est un format très pratique, qui permet de lire un livre sans le lire. Il permet de concilier nos activités avec la lecture, alors maintenant plus d’excuses !

Quant à l’histoire, rien de surprenant car je la connaissais déjà. Malgré tous, on retrouve des éléments qui ne sont pas dans le film (c’est normal, on ne peut pas concilier 1040 pages d’un livre dans un film de 2h). C’est donc toujours plus intéressant de découvrir certains aspects qu’on ne connaissait pas avant. Les scènes que j’ai préféré sont les mêmes que dans le film, c’est quand nos héros se retrouvent dans la salle sur demande à s’entrainer à la défense contre les forces du mal. J’ai aussi bien aimé suivre les cours particuliers de Rogue à Harry pour qu’il puisse protéger son esprit de Voldemort.

– Ron, dit Hermione d’un air très digne en trempant la pointe de sa plume dans son encrier, tu es le butor le plus insensible que j’aie jamais eu l’infortune de rencontrer. 
Un silence un peu étonné accueillit ce discours.
– Il est impossible de ressentir tout ça à la fois sans exploser, dit enfin Ron.
– Ce n’est pas parce que tu as la capacité émotionnelle d’une cuillère à café qu’il en va de même pour tout le monde, dit Hermione d’un ton féroce en reprenant sa plume.

Alors une chose qu’il faut savoir : j’ai beaucoup de mal avec le personnage de Harry. Je ne le trouve pas vraiment intéressant et il m’insupporte : c’est lui le plus fort, c’est lui le leader, il ne lui arrive que des trucs pas cool blablabla. J’aime bien le personnage de Ron, même si ça fait bizarre de l’entendre zozoter. Et je trouve que Harry n’est pas toujours sympa avec son meilleur ami. Par contre, j’aime beaucoup Hermione, je la trouve forte, malicieuse et intelligente. Heureusement qu’elle est là pour sauver les autres grâce à son cerveau. J’adore le personnage de Luna, qui est vraiment loufoque (d’où son surnom). Elle apporte vraiment une nouvelle dimension à l’histoire, car elle sait des choses qui vont aider les autres, qui la prennent pour une folle. Je ne suis pas très fan de Cho et de Ginni, je ne saurais vraiment dire pourquoi. Et enfin dans ce tome on a la présence de ce personnage plus que détestable, celui que personne ne peut voir en peinture j’ai nommé Dolores Ombrage. Elle est le personnage que je déteste le plus, elle passe même devant Voldemort. J’ai tellement envie de la fracasser, de l’étrangler, de lui faire tout le mal du monde, et pourtant je suis pacifiste.

 – Je suis profondément navrée d’avoir à vous contredire, Minerva, mais si vous lisez bien mon petit mot, vous verrez que les résultats de Harry dans ma classe ont été très médiocres…
– J’aurais du me montrer plus explicite, dit le professeur McGonagall en se tournant enfin vers Ombrage pour la regarder droit dans les yeux. Il a obtenu des notes élevées aux examens de Défense contre les forces du Mal chaque fois qu’il a eu affaire à un professeur compétent.
Le sourire du professeur Ombrage s’effaça aussi soudainement qu’une ampoule qui grille.

En bref, j‘ai adoré mon expérience avec le livre audio, surtout à écouter Harry Potter. Le livre audio est pour moi un mélange entre le livre et le film, un combo parfait !

9,5 / 10

Et Après – Guillaume Musso

– Nathan, regardez le garçon à l’anorak orange
– Bon sang, Garrett, pourquoi voulez-vous que je le regarde ?
– Parce qu’il va mourir.
Moins d’une minute plus tard, l’adolescent se tire une balle dans la tête. Et c’est ainsi que Nathan Del Amico, brillant avocat new-yorkais, découvre l’étrange pouvoir de Garrett Goodrich. Qui est ce Garrett Goodrich ? Un cancérologue chevronné, directeur d’un important centre de soins palliatifs. Il n’a rien d’un illuminé et pourtant il se dit capable de prévoir la mort. Il prétend avoir une “ mission ” : accompagner ceux qui vont mourir jusqu’aux frontières de l’Autre Monde pour qu’ils quittent la vie en paix avec eux-mêmes. Très ébranlé, Nathan comprend que Garrett est entré en contact avec lui pour le préparer à mourir. Mais il est bien incapable d’imaginer ce que la rencontre avec cet homme va déclencher dans sa vie, et dans celle de ceux qu’il aime.

Je n’ai lu qu’un seul Musso dans ma vie et je l’avais bien aimé, c’était l’Appel de l’Ange. Je savais donc que j’aimais beaucoup son écriture et la manière d’amener son histoire et surtout ses personnages. Avec Musso, on se retrouve avec des retournements de situation sortis de nul part mais qu’on adore.

Tout d’abord, j’ai trouvé que l’histoire mettait un peu de temps à commencer, dans le sens où, même si le personnage de Goodrich arrive dès le debut, il y a ensuite beaucoup de lenteur, jusqu’à ce que Nathan décide de faire quelque chose. De même, j’ai trouvé que cette histoire avait une ambiance très particulière. Déjà, le thème principal, celui qui est abordé, est celui de la mort. Elle nous suit tout au long du livre, et je dois avouer que quand on n’est pas trop dans le mood, on se sent un peu bizarre après lire des phrases sur des personnes qui meurt. Enfin c’était mon ressenti. Et puis on a cette vision glauque de la vie, comme quoi on va tous mourir un jour.

.

Dans la vie, les choses qui ont le plus de valeur sont celles qui n’ont pas de prix.

.

Une fois la lenteur passée, on va se retrouver avec plein d‘actions qui vont s’enchainer et nous tenir en haleine jusqu’à la dernière phrase du livre, jusqu’à nous emmener à cette fin digne de Musso, une fin à laquelle on ne s’attendait pas. On va être à fond et ça nous relance dans la lecture, un vrai bonheur.

En ce qui concerne les personnages, j’ai beaucoup aimé Nathan. C’est un avocat riche, beau, mais il est divorcé d’une femme qu’il aime toujours et il ne voit sa fille que quelques fois dans l’année. On arrive même à le plaindre dans son appartement luxueux de Manhattan. Grâce à ses flash-backs, Musso nous fait adorer ses personnages, et même l’ex femme de Nathan, tout comme sa fille. On va donc suivre Nathan dans son aventure avec la mort, une aventure originale et poignante.

.

Il ne faut pas trop se protéger, sinon on ne ressent plus rien. Notre cœur devient de glace, on n’est plus qu’un mort vivant et la vie perd à jamais toute saveur.

.

En bref, j’ai bien aimé ma lecture une fois le cadre posé, l’action présente tout comme les personnages.

8/10

Cité 19, tome 1 : ville noire – Stéphane Michaka

Que faisait le père de Faustine à minuit au sommet de la tour Saint-Jacques ? Et qui l’a précipité dans le vide ? Convoquée pour identifer le corps, Faustine ne reconnaît pas les mains de son père. Persuadée qu’il a été kidnappé par une secte mystérieuse, elle se lance sur la piste d’un inquiétant personnage. Elle suit l’homme dans une station de métro, trébuche, perd connaissance et se réveille… 150 ans plus tôt ! Pour Faustine, c’est le début d’une série d’aventures, aux confins du thriller, de la science-fiction et de l’Histoire.

Tout d’abord, j’ai trouvé que ce livre avait énormément de potentielle, parce que l’histoire a vraiment de bons éléments, et beaucoup d’originalité. Mais malheureusement, ce livre n’a pas su me conquérir, donc c’est mon avis mitigé que tu vas retrouver ici.

Donc comme je viens de le dire, ce livre est original. Déjà, on a une histoire de voyage dans le temps, un thème pas souvent abordé, et que j’aime plutôt bien. On a également notre personnage principale, notre héroïne qui est du genre jamais vu pour moi. Ce n’est pas la typique belle meuf qui va pecho le beau gosse du livre. Elle a l’air totalement banale, à la limite du masculin d’après les descriptions. Et puis dans ce livre on ne va pas retrouver de romance, et j’ai trouvé que ça manquait un peu. Bon, à la fin on aperçoit un soupçon de séduction mais sans plus, et d’ailleurs, pas du tout avec le personnage que j’imaginais. Et on a aussi de belles descriptions de Paris du XIXème siècle.

.

Pour la première fois, le mot « inconsolable » correspondait à quelque chose de réel pour Faustine. Elle comprit que certains mots devaient être appris deux fois : la première avec le cerveau, la seconde avec le cœur.

.

J’ai trouvé que l’écriture était agréable à lire et que la plume était plutôt plaisante à lire. MAIS. C’est là que mon avis positif s’arrête pour faire place au négatif. Mais on met beaucoup trop de temps pour moi à rentrer dans l’action, à ce que tout se mette en place. On a une situation initiale beaucoup trop longue pour moi, des personnages qui ne servent à rien (enfin pour le moment, peut être que dans le tome 2 ils auront une utilité). On nous emmène dans plusieurs intrigues à la fois, on s’y perd un peu et on ne comprend pas tout. Car à la base, Faustine, notre héroïne, doit retrouver son père. Et à la fin du livre ? Eh bien elle l’a oublié et est passé à quelque chose d’autre. C’est le cas pour toutes les intrigues du livre, à la fin on se retrouve avec casiment toutes les actions inachevées. Aucune intrigue n’a été résolue. Je suis d’accord qu’il faut en laisser pour le tome 2, mais ça ne m’a pas plu de me retrouver à lire un livre avec trop de choses qui se mélangent et une fin décevante.

Encore une chose : l’action est beaucoup trop passive. Dans le sens où ça n’arrive pas à notre héroïne, mais aux personnages qui l’entourent. Dans ce cas là, ça aurait été mieux de suivre ces personnages là à qui il arrive des choses plutôt qu’à elle. En plus, elle arrive dans le passé et se fait une amie en 2h top chrono et elle la suit partout et pleure même pour elle, est ce que c’est normal ? Ah oui. Arrivés à la moitié du livre, il se passe quelque chose, on apprend, nous lecteurs, un énorme retournement de situation qui arrive comme un cheveu dans la soupe. La c’est sur qu’on ne peut que être surpris.

.

Pour y faire quoi? Peu importe. Il ne fait que passer dans ce récit. On ne le reverra plus.

.

Et revenons à ces personnages inutiles dont je vous parlais juste au dessus. Il s’agit de Morgan et Vikran. Vikran soit disant est in love de Faustine, mais il se met avec Morgane. Vikran soit disant considère Faustine comme « celle qu’il aime plus que tout », mais il se met avec Morgane. Alors qu’on sait que Faustine l’aime aussi, m’eeeeenfin. C’est la vie. Et puis le pire c’est qu’il ne passe jamais de temps avec Faustine, alors comment est-ce qu’il pourrait l’aimer ?

Donc voilà, vous pouvez voir que j’ai trouvé que cette histoire partait un peu trop dans tous les sens et qu’à la fin on se retrouvait comme des cons avec aucune des réponses qu’on se posait. Je tiens en compte que l’histoire était pourtant bien, mais qu’elle a été beaucoup trop mal exploitée.

4/10

Le Château des Étoiles – Alex Alice

Et si la conquête de l’espace avait un siècle d’avance ? 1868. Au seuil d’une incroyable découverte à bord de son ballon de haute altitude, la mère de Séraphin disparaît mystérieusement à la frontière de l’espace. Un an plus tard, une lettre anonyme révèle que son carnet de bord a été retrouvé… Séraphin et son père, échappant de justesse à un enlèvement, suivent la piste du carnet jusque dans les contreforts des Alpes. C’est là, à l’ombre d’un château de conte de fées, que le roi Ludwig de Bavière a entrepris la construction d’un engin spatial de cuivre et de bois qui s’apprête à changer le cours de l’histoire...

Lire la suite